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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 11:09

 

De nouveaux extraits de l'interview accordée à l'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle :

 

IPSN : Vous tirez la sonnette d’alarme face à la déficience en vitamine D qui touche la majorité des citoyens en France et en Europe. Quels sont, selon vous, les risques liés à cette carence ?

 

Didier Le Bail : Un déficit chronique en vitamine D n'est pas sans conséquences sur la santé à court comme à long terme. Le bébé ayant souffert d'un manque de vitamine D dès la vie foetale fera par exemple une bronchiolite dont la sévérité nécessitera une hospitalisation. Si le manque perdure, il sera davantage susceptible, quelques années plus tard, de développer un asthme ou une maladie auto-immune comme le diabète de type 1. À l'âge adolescent, il sera moins épargné que d'autres par certains troubles métaboliques (hypertension, hyperglycémie...). Au début de sa vie d'adulte, on lui diagnostiquera peut-être une sclérose en plaques. Quant à la femme enceinte sévèrement déficitaire en vitamine D, elle sera davantage exposée au risque de diabète gestationnel et de prééclampsie. Le citadin stressé qui ne prend pas le temps de se mettre au soleil le plus régulièrement possible, deviendra petit à petit plus sensible aux infections respiratoires. Et que dire de la femme ménopausée carencée en vitamine D, candidate parfaite à l'ostéoporose. Enfin, la personne âgée en manque chronique de vitamine D se sentira plus faible sur ses jambes et du coup, tombera plus facilement, d'où une majoration importante du risque de fracture. De surcroît, elle se retrouvera aussi un peu plus exposée au risque d'incontinence urinaire. Au bout du compte, les effets de la vitamine D sur la santé en général sont si positifs que cela se vérifie au niveau du risque de mortalité globale. Comment pourrait-il d'ailleurs en être autrement, sachant que les pathologies les plus meurtrières, à savoir les cancers et les maladies cardiovasculaires, figurent parmi celles justement associées à une déficience en vitamine D !

 

IPSN : Vos constats reposent sur des études scientifiques publiées dont la valeur est reconnue par de nombreux médecins et chercheurs en Europe et aux Etats-Unis. Pourquoi alors, les autorités sanitaires françaises se méfient-elles toujours autant de la vitamine D dont les AJR (Apports Journaliers Recommandés) restent très bas (200 UI par jour) ?

 

 

Didier Le Bail : Les choses commencent à évoluer favorablement... sauf en France, bien entendu ! Comme souvent, nos amis américains ont joué le rôle de précurseur il y a un an de cela, en faisant passer l'apport oral quotidien maximal de 2000 à 4000 UI, et l'AJR, de 200 à 600 UI (l'UI ou Unité Internationale est une unité de mesure définie pour une substance donnée). De leur côté, les autorités sanitaires de l'Union Européenne réévaluent actuellement leurs avis sur les apports recommandés en micronutriments, y compris la vitamine D. Les résultat de leurs travaux sont attendus pour fin 2012. Bien entendu, les experts européens tiendront compte des nouvelles normes déjà appliquées aux USA et au Canada. Pour l'heure, au niveau européen, l'apport maximal tolérable reste fixé à 2000 UI par jour. Quant aux autorités sanitaires françaises, comptez sur elles pour attendre que les choses bougent au niveau européen avant de réagir à leur tour et de suivre le plus fidèlement possible, on l'espère, le mouvement enclenché en Amérique du Nord.

 

Si vous êtes néophyte en la matière, les chiffres que je viens de mentionner ne vous paraissent guère parlants, et c'est d'autant plus compréhensible que vous ne disposez pas de quelques éléments d'appréciation essentiels :

 

1. On estime qu'environ 4000 UI sont utilisés quotidiennement par l'organisme d'un homme en bonne santé vivant à une latitude moyenne comme la nôtre.

 

2. La vitamine D est apportée à 90 ou 95 % par l'exposition au soleil, le reste provenant de l'alimentation, essentiellement des poissons gras. En se basant sur ce chiffre de 4000 UI, il apparaît donc que la synthèse cutanée doit assurer à elle seule un apport de 3600 à 3800 UI, l'alimentation se limitant à procurer de 200 à 400 UI (pour prendre un exemple, 100 g de saumon fumé apportent environ 400 UI de vitamine D).

 

3. Dans nos contrées, il n'y a plus de synthèse cutanée possible de vitamine D durant six longs mois ( en gros, d'octobre à mars). Tout au long de cette période, l'organisme vit sur ses réserves tissulaires qui, très souvent, s'avèrent excessivement maigres ! Dans ce cas-là, la solution, c'est de pouvoir compenser le manque de vitamine D par le biais d'un apport oral suffisamment conséquent, qui peut flirter avec les 4000 UI par jour dès lors qu'un dosage sanguin révèle que l'on est sévèrement déficitaire en vitamine D.

 

Il faut donc retenir que le fait de couvrir 100 % des AJR grâce à la consommation d'aliments bien pourvus en vitamine D ne signifie nullement que vous avez couvert 100 % de vos besoins journaliers en vitamine D. En réalité, les AJR français actuels ne couvrent environ que le vingtième – oui, j'ai bien dit le vingtième ! - de vos besoins quotidiens en vitamine D, et même moins si vous souffrez déjà d'une maladie chronique.

 

Pour être tout à fait complet, je précise que la valeur plafond de 4000 UI par jour peut être dépassée ponctuellement si les besoins de la personne l'exigent. Au vu des études les plus récentes, les meilleurs spécialistes de la vitamine D s'accordent sur le fait que l'on peut prendre jusqu'à 10 000 UI par jour pendant plusieurs mois sans aucun problème. En cas d'antécédents de calculs rénaux, il conviendra cependant de demander un avis médical avant de prendre des doses très élevées de vitamine D.

  

 

> Le site Internet de Didier Le Bail : http://naturopathe-vincennes.sitew.com

 

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  • : La déficience en vitamine D est désormais reconnue comme une véritable pandémie. L'objectif de ce blog est de sensibiliser les internautes à l'importance de la vitamine D dans la prévention de très nombreux problèmes de santé, dont l'ostéoporose, les fractures, les cancers, les maladies cardio-vasculaires, auto-immunes et infectieuses (notamment grippe). En prime, tout un tas d'infos et conseils pratiques (groupes à risque, interprétation du test sanguin, supplémentation...).
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